Un besoin accru de protection pour les enfants au Mali

Selon l’UNICEF, le conflit au Mali a affecté l’éducation de centaines de milliers d’enfants, parmi lesquels 200 000 n’ont plus aucun accès à l’école, aussi bien dans le sud que dans le nord du pays. Depuis janvier 2012 de nombreuses écoles ont été fermées ou détruites dans le nord du Mali et beaucoup d’enseignants ont fui. Le droit à l’éducation des enfants est donc violé dans ce pays.
Actuellement, seule 1 école sur 3 fonctionne encore dans le nord. Des centaines d’écoles doivent être réhabilitées ou reconstruites, Il y a un besoin criant de matériel et de livres pour l’enseignement et des enseignants doivent être rapidement formés.
Depuis décembre 2012 l’UNICEF a déjà formé plus de mille enseignants Maliens afin de procurer une assistance psychologique et sociale aux enfants, en plus de l’éducation. Avec le support technique et financier d’UNICEF, les autorités Maliennes sont d’accord pour accélérer le retour à l’école. Tous les partenaires de ce plan de retour à l’école ont mis en place un appel de fonds en Novembre 2012.
A ce jour aucun fonds n’a été encore reçu sur les 18,8 millions de dollars estimés nécessaires.

En plus de l’éducation, l’UNICEF tente de répondre aux besoins immédiats des enfants Maliens face à la crise à laquelle ils sont confrontés, en particulier au nord du pays. Pour eux, les risques sont multiples : risques de séparation parents-enfants, risque de recrutement par les forces armées, risques liés aux mines et engins non explosés. Le nombre réel d’enfants victimes de ces armes dormantes est inconnu mais sans aucun doute ce nombre est élevé. Au cours des activités de sensibilisation et des formations menées à Mopti, plusieurs milliers de tracts sur les risques liés aux mines et une centaine d’affiches ont été distribués par l’UNICEF. 
Depuis le début de la crise alimentaire et nutritionnelle, en novembre 2011, l’UNICEF a distribué un total de 1 840 tonnes de fournitures (kits de santé, kits d’hygiène, aliments thérapeutiques prêt à l’emploi, vaccins, etc…). Ces interventions primordiales requièrent des financements importants.
L’UNICEF estime ses besoins non encore couverts à 6,55 millions d’euros.

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