HAITI 3 ans après le tremblement de terre…

Pour la première fois, Haïti a mis à jour les informations sur la situation des femmes et des enfants, permettant ainsi d’analyser les réponses au tremblement de terre de 2010 et d’établir qui et où sont les enfants les plus vulnérables.
Vidéo Haiti 3 ans après-UNICEF
En effet, une étude effectuée en 2012 par l’Institut Haïtien de l’enfance avec la collaboration de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI),  a réuni des informations sur la mortalité infantile, les maladies, et l’utilisation des services publics du pays. Les résultats préliminaires de cette étude (Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS V 2012) réalisée en Haïti de Janvier 2012 à Juin 2012) ont bénéficié de l’aide de nombreuses agences internationales dont l’UNICEF.
Cette étude permet d’avoir une vue d’ensemble de la population victime du tremblement de terre, et plus particulièrement des 300 000 personnes qui vivent toujours dans des camps et qui restent la population le plus fragile du pays.
D’après la Fondation pour le développement et l’encadrement de la famille haïtienne (FONDEFH), partenaire d’UNICEF en Haïti, la situation matérielle après le tremblement de terre en 2010 et la dégradation économique des parents étaient des facteurs importants dans l’augmentation considérable de la malnutrition infantile.
Or les premiers résultats rapportés dans l’étude sont de bon augure pour la situation des enfants en Haïti, particulièrement dans les domaines et de la nutrition et de l’éducation.

Par comparaison avec les études faites en 2005-2006, la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans a reculé, passant de 10% à 5%. Parallèlement, la malnutrition chronique est passée de 29 à 22% des enfants.
Les consultations de nutrition et les traitements sont pris en charge par UNICEF, qui fournit dans ce domaine, du matériel, des médicaments et des aides pour le travail de terrain.
En ce qui concerne l’éducation, en 2012, 77 % des enfants de 6-11 ans allaient à l’école, alors qu’en 2005-2006 un peu moins de 50% de cette tranche d’âge était scolarisée. On note aussi une augmentation de la scolarisation des petites filles.
Bien que l’étude ait montré les points forts où des progrès ont été accomplis, elle montre aussi que des points faibles persistent, en particulier la qualité de l’éducation, accès aux installations sanitaires de base et la réduction des infections par le VIH.
En résumé depuis le tremblement de terre de 2010, UNICEF a participé de façon importante à la diminution de la malnutrition chez les enfants par une combinaison de prévention et de traitement. D’après le représentant d’UNICEF en Haïti, Edouard Beigbeder, UNICEF, avec l’aide de la communauté internationale, a pu ramener les services au niveau de ce qu’ils étaient avant le tremblement de terre, mais en plus, a apporté de nouveaux acquis pour les enfants. Le défi des prochaines années sera de conforter ces acquis.