EBOLA : des milliers d’enfants orphelins

Le virus EBOLA représente un grave danger pour les enfants, mais pas toujours pour des raisons de contagion. En effet, l’épidémie a des conséquences très graves sur les services de santé qui sont souvent déjà fragiles dans les pays concernés. Ils sont même parfois interrompus, comme au Libéria. Ce qui veut dire que les enfants ne peuvent plus être traités ou vaccinés contre les maladies responsables de la majorité des décès d’enfants de moins de 5 ans, comme le paludisme, la pneumonie la diarrhée et la malnutrition.

De plus, en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, au moins 3700 enfants ont perdu un ou leurs deux parents depuis le début de l’épidémie de fièvre hémorragique due à Ebola en Afrique de l’Ouest.
C’est ce qui ressort des estimations préliminaires d’UNICEF. De nombreux enfants sont stigmatisés et rejetés par leur famille restante par peur de la contagion. Ces enfants ont un urgent besoin d’attention. En effet, les orphelins sont d’habitude recueillis par un membre de leur famille au sens large, mais dans certaines communautés, le peur d’Ebola est plus forte que les liens familiaux.  Ebola fait aussi peser une charge émotionnelle immense sur les enfants lorsque leurs parents doivent être isolés pour être soignés.

Lorsque des enfants ont perdu leurs parents en raison du virus, ils sont souvent stigmatisés et  livrés à eux-mêmes.
Quant à l’accès à l’éducation, il est lui aussi compromis : dans les régions affectées, les écoles sont fermées et la rentrée scolaire repoussée sine die.

La réponse d’UNICEF

Au Liberia, UNICEF aide le gouvernement à former 400 travailleurs sociaux et spécialistes de maladies mentales. UNICEF est aussi présent dans les régions les plus touchées pour aider à consolider les aides  apportées par les familles et les communautés aux enfants victimes d’Ebola et pour s’occuper de ceux qui ont été rejetés par leur communauté ou ceux dont la famille a été décimée par la maladie.

En Sierre Leone, au cours des 6 prochains mois, plus de 250 survivants (maintenant immunisés) seront formés pour s’occuper d’enfants mis en quarantaine dans les centres de traitement. Grâce à un maillage extensif dans tout le pays, l’UNICEF travaille aussi avec les autorités locales pour réunir les enfants avec leur famille et leur apporter une aide psychosociale.

En Guinée, L’UNICEF et ses partenaires apportent une aide psychologique et sociale à environ 60 000 enfants vulnérables et à leur famille.

En ce qui concerne le matériel, récemment, un avion-cargo a quitté Amsterdam pour la Sierra Leone emportant 100 tonnes de matériel médical. Des vols similaires sont prévus pour le Liberia et la Guinée, soutenus par le million d’euros donnés par la Commission Européenne d’aide humanitaire et le Département de Protection Civile. A ce jour, plus de 900 tonnes de matériel ont été transportés dans ces trois pays d’Afrique de l’ouest. C’est la plus grande opération effectuée pour ces pays touchés par Ebola. Le but d’UNICEF est de protéger ceux qui risquent leurs vies pour venir en aide aux malades, qu’ils soient personnels de santé ou membres des familles de malades.

D’après  Manuel Fontaine, directeur régional d’UNICEF pour l’Afrique centrale et de l’Ouest,  « Ebola transforme la réaction humaine qui consiste à réconforter un enfant malade, en une sentence possible de mort. La plus grande partie des enfants victimes d’Ebola sont encore laissés sans soins appropriés. Nous ne pouvons pas répondre à une crise de cette nature et de cette importance par des moyens ordinaires. Nous avons besoin de plus de courage plus de créativité et de beaucoup plus de moyens. Une étroite coordination entre UNICEF et ses partenaires est vitale pour faire parvenir l’aide à temps aux populations qui en ont besoin. »

L’UNICEF estime à 200 millions de dollars les besoins et n’a pour le moment réussi à réunir que 25 % de cette somme.

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