Dessiner pour surmonter les traumatismes

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Témoins de crimes atroces, déplacés par la violence au Nord-Kivu, des enfants de la République démocratique du Congo participent à des stages d’activités artistiques qui les aident à surmonter leurs traumatismes. Ces stages sont organisés à Goma et dans les environs.
Ce reportage est produit par UNICEF.
« Ce que j’ai vécu m’empêche de dormir », explique Georges, en ajoutant des couleurs à un dessin qu’il a d’abord fait au crayon noir.
« Mettre sur le papier ce que j’ai vu, ça m’enlève ces images de la tête. »
Depuis avril 2012, les combats qui opposent le groupe rebelle du Mouvement du 23 mars (M23) et l’armée congolaise (FARDC) ont contraint des familles à quitter leur résidence et à chercher refuse dans des abris de fortune à Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, ou dans les environs.
Beaucoup d’enfants ont été témoins de scènes effrayantes. Ils n’arrivent pas tous à mettre des mots sur les violences qu’ils ont vues.

« Ces espaces pour enfants visent à rétablir un sentiment de normalité en période de trouble. Nous voulons donner à ces enfants, qui ont vécu les pires choses, un lieu sûr où jouer et recevoir un soutien psychosocial », explique Barbara Bentein, Représentante de l’UNICEF en République démocratique du Congo.
L’UNICEF et l’AVSI ont mis en place sept espaces mobiles pour enfants, afin que leurs services soient accessibles à autant d’enfants déplacés que possible dans les camps situés aux environs de Goma. Tous les jours, environ 2 500 garçons et 3 000 filles participent aux activités des espaces pour enfants, fixes ou mobiles.