« L’Unicef m’apporte au moins autant que je lui apporte »

Francine recadré 21988/2018 : voilà 30 ans que Francine Troux apporte un généreux concours au Comité Unicef Paris. D’abord de façon saisonnière, en parallèle à ses activités de professeur d’anglais à la Courneuve et à Paris ; plus régulièrement depuis 2009, année où elle a pris sa retraite de l’éducation nationale. Retour sur trois décennies de bénévolat.

« Si j’ai choisi le métier d’enseignante, c’est bien évidemment par intérêt pour les enfants. Quoi de plus naturel dans ces conditions que de m’engager auprès de l’Unicef ? Dans un premier temps, j’ai été bénévole à son comité de Paris en parallèle à mes activités de professeur. À cette époque, je participais uniquement aux campagnes de vente d’objets et de cartes de vœux Unicef liées aux fêtes de fin d’année. À compter de mon départ en retraite en 2009, j’ai souhaité m’investir davantage. Je me suis occupée pendant un an de la boutique Unicef de la rue Saint Lazare dans le 9ème arrondissement, aujourd’hui la seule de la capitale. Aujourd’hui, je tiens à jour notre fichier d’adhérents et de Jeunes Ambassadeurs et je continue à mettre en valeur les produits Unicef dans les vitrines de notre boutique.

En tant que bénévoles de l’Unicef, nous ne sommes pas en contact direct avec les bénéficiaires de nos actions. II est donc important que nous soyons informés, non seulement des enjeux de notre engagement, mais aussi des résultats concrets de notre implication. Les donateurs de notre association souhaitent légitimement savoir comment sont utilisés leurs dons. Les bénévoles, qui sont des donateurs de temps, en ont aussi besoin ! Mon expérience dans ce domaine m’a appris que pour qu’un bénévole s’engage pleinement, il faut que la cause soit conforme à ses valeurs et en vaille la peine – c’est évidemment le cas pour celle des enfants défavorisés de ce monde. Mais il est aussi essentiel que la structure qui l’accueille lui donne envie de s’investir et que son travail soit valorisé. La solidarité et l’esprit d’équipe entre bénévoles d’une association sont aussi importants que dans la vie professionnelle.

Aujourd’hui à l’Unicef, nous sommes aussi confrontés à de nouveaux enjeux, comme le sort des jeunes migrants isolés ici en France. Un partenariat est actuellement en réflexion avec une structure comme France Terre d’Asile. Ce qu’il y a de bien dans ce comité c’est qu’il y a toujours de nouveaux défis à relever pour sauver, protéger et éduquer les enfants qui en ont besoin.

Mon bilan de bénévole à l’Unicef ? Elle m’apporte au moins autant que je lui apporte. »

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