Catherine Garnier : « Aider les enfants à grandir »

Après 12 ans de bénévolaCatherine Garnier +t au sein de notre Comité, Catherine Garnier, membre du groupe actions éducatives, a choisi de partir en juin vers d’autres horizons, toujours dans le domaine qui lui tient le plus à cœur : l’enfance. 

« Quand je regarde en arrière, je me rends compte que j’ai toujours donné la priorité aux enfants. Ils n’ont pas demandé à vivre. Notre devoir est de les protéger », affirme Catherine d’entrée de jeu. Mère de famille, elle a attendu que le cadet de ses quatre enfants ait huit ans pour s’inscrire à l’École Normale. « J’ai commencé ma vie professionnelle comme assistante de direction dans une revue technique. Mon père m’avait dissuadée d’être enseignante car il trouvait le métier trop dur. Mais en tant que mère, j’ai eu envie de me tourner vers l’Éducation Nationale. Travailler dans un domaine qui les touchait directement m’a permis d’être davantage en phase mes propres enfants. »

S’engager dans son domaine de compétences

 « Quand on décide d’être bénévole, il faut le faire dans son domaine de compétence », estime Catherine. Voilà pourquoi à sa retraite de professeur des écoles, elle s’est tournée vers l’école à l’hôpital. « J’ai été bénévole pendant 2 ou 3 ans à l’hôpital Saint Louis, en hématologie. Je donnais des cours à des enfants dans des bulles ou des chambres stériles, souvent de petits Africains seuls en France. Ils étaient très touchants. En parallèle, j’étais déjà engagée auprès de l’Unicef. Quand les activités de Saint Louis ont été transférées à l’hôpital Robert Debré, moins accessible pour moi d’un point de vue géographique, j’ai consacré davantage de temps à l’Unicef, au sein du Comité de Paris. Mireille Bernard était à l’époque responsable d’une équipe de plaideurs d’une vingtaine de personnes. Je l’ai remplacée quand elle a passé la main et j’ai repris pendant 6 ans la coordination de l’équipe, au moment où Dominique Chevalier était Présidente du Comité. Ensuite, j’ai repris en binôme avec Mireille l’activité actions éducatives. 12 ans plus tard, je pars la conscience tranquille car la relève est assurée avec l’arrivée de Sophie Cardaliaguet, une nouvelle bénévole également engagée auprès du Secours Populaire. Elle interviendra dans le domaine actions éducatives mais aussi en appui de l’activité Frimousses. C’est bien de faire tourner les responsabilités ! »

De l’Unicef aux philosophes en herbe

De son propre aveu, le départ de Catherine de l’Unicef est dû à son envie de se renouveler. La preuve, un nouveau projet la mobilise déjà : la formation des enfants par l’intermédiaire d’ateliers « philo ». Mais encore ? « Un philosophe, Frédéric Lenoir, a monté la Fondation SEVE, Savoir Être et Vivre Ensemble. Elle a notamment pour objectif de faire entrer la pratique de la philosophie à l’école. Une démarche qui ne doit pas faire peur, bien au contraire ! Les enfants posent de vraies questions qui désarçonnent souvent les adultes. Ils ont une curiosité naturelle. L’objectif des ateliers est de leur apprendre à commencer à construire une réflexion et à argumenter, mais aussi à écouter l’autre sans le juger. La littérature enfantine est très intéressante pour les y conduire : elle permet aux enfants de réfléchir en se décentrant d’eux mêmes. À notre époque où l’attention est en permanence sollicitée et passe sans cesse d’un objet à l’autre, ce type de formation aide aussi les enfants à se concentrer. Par le biais d’exercices, on leur apprend à libérer leur esprit de tout ce qui l’encombre. La boule à neige est une bonne métaphore pour l’expliquer : quand on la secoue, on ne voit plus que des tourbillons mais quand on la laisse reposer, tout se décante, le paysage apparaît. La concentration favorise le bien-être des enfants. Et le bien-être fait partie intégrante de leurs droits ! » Une démarche qui « aide les enfants à grandir », tout à fait cohérente avec les préoccupations de l’Unicef.

« J’aurais dix ans de moins, je me lancerais à fond dans cette activité mais aujourd’hui, je lui consacre du temps pour mon plaisir », explique cette bénévole de 73 ans, grand-mère de sept petits-enfants de 17 ans à 9 mois. « Je suis quelqu’un qui ai toujours des projets et qui regarde vers l’avenir », conclut-elle. On le lui souhaite long et heureux (actif serait superflu) : les enfants ont de la chance de l’avoir !

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