Conférence Enfance et Migration par l’Antenne UNICEF de Paris I

Antenne UNICEF Paris I_Conference enfants migrantsL’Antenne UNICEF de l’Université Paris I a organisé au Centre René Cassin, le mercredi 16 décembre 2015 à 19h, une conférence sur la situation précaire des enfants migrants.  L’objectif était de faire un état des lieux tout en cherchant des solutions pour améliorer leur vie quotidienne.

Intervenants :
– Marie Lazardis, CASNAV Paris
– Serge Lipski, membre du Conseil d’administration de Médecins du Monde
– Jean-Baptiste Pascal d’Audoux, ASET 93
Temps forts de la conférence :
  • Pour les enfants allophones, c’est-à-dire qu’ils ne parlent pas français à leur arrivée en France, la CASNAV applique le principe de l’inclusion en apportant une aide éducative adaptée aux enfants selon les compétences déjà acquises auparavant. Ils reçoivent un soutien en français pour ensuite rejoindre les classes ordinaires.
  • Parmi les 52 500 enfants allophones scolarisés en 2014-2015, environ 10% sont des mineurs isolés. Pour les plus jeunes, et malgré l’école obligatoire et la Convention sur les droits de l’enfant,  l’inscription à l’école peut être accordée ou refusée par la mairie de la commune de résidence... L’ASET 93 dispose de trois antennes scolaires mobiles pour préparer les enfants à l’entrée à l’école et aider les familles à inscrire les enfants à la mairie.Photo_conference Paris I_16dec2015_OK
    • Il y a plusieurs milliers de mineurs isolés étrangers en France, dont 1 000 à 1 500 à Paris. Beaucoup d’entre eux viennent d’Afrique et ont entre 15 et 18 ans. La loi exige que leur âge soit déterminé pour déterminer quels sont leurs droits… Le test osseux est dans la loi depuis 2014. Pour Médecins du Monde, ce test est pourtant reconnu comme imprécis. Actuellement, 80% de ces jeunes ne sont pas considérés comme mineurs et ne sont plus protégés par la Convention internationale des Droits de l’enfant.
    • Environ 1 000 enfants vivent dans les bidonvilles de l’Ile-de-France. Ils sont seulement 20% à être scolarisés : l’inscription des autres est refusée par les mairies concernées, souvent par défaut de preuve de domiciliation dans la commune, ce qui est fréquent pour les migrants. Le recours au Défenseur des droits est possible mais long. Quant à l’accès à la santé, il nécessite une domiciliation, ce qu’aucun mineur ne peut obtenir.

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