LES MOTS D’ALAIN…les maux d’Alain…lait mode à lin !

Tu arrivais ton croissant à la main, sortant de son petit sac papier froissé et rempli de miettes.
On échangeait quelques plaisanteries  avant de se mettre au travail.

Tu aimais bien les jeux de mots, surtout dans nos échanges par mail. Tu répondais à nos multiples demandes par un « céfé », ou « au quai » … et tu reprenais tes boulons et tournevis pour aller bricoler tes logiciels, triturer quelques megabits, resserrer quelques octets, fignoler quelques data pour réparer nos megaflops dans la base que tu as élaborée de tes neurones, construite de tes mains et dont on ne peut plus se passer !
Mais l’informaticien avait aussi pris goût aux rencontres et échanges avec les enfants. Tu voulais dénoncer les injustices qui frappent nombre d’entre eux dans le monde, surtout ceux qui sont sordidement exploités par des profiteurs sans vergogne ! Au fil des années, tu t’es rendu de plus en plus souvent dans les classes, tu as participé à notre réflexion sur la façon de sensibiliser et encourager la citoyenneté de nos écoliers.
La semaine dernière, tu es arrivé plein d’énergie, de projets et visiblement heureux de te retrouver parmi nous pour mettre en route cette nouvelle année d’engagement. Et nous aussi nous étions tellement heureux de te retrouver … sans imaginer que c’était pour quelques jours seulement !
Du coup on ne trouve plus les mots ; ou ceux qui viennent sont tellement … en suspens… Voici un fatras de mots échangés pour meubler ton silence et notre peine :
Alain NB

« je suis bouleversée ; atterrée ; abasourdie ; stupeur, incrédulité, douleur, peine, deuil … » « je suis abasourdi, nos échanges et plaisanteries de vendredi ne laissaient rien présager de la sorte »… « nous sommes désarmés devant cette réalité qui s’impose à nous » ; «je n’en reviens pas et suis d’autant plus touché que j’appréciais énormément la personnalité d’Alain et son engagement sans faille dans notre combat » ; « nous perdons un précieux compagnon, il était devenu le pivot de notre groupe » ; « c’est horrible, il était si humain, il va nous manquer » ; « … argentiques ou numériques, nous n’avons pas d’images de lui, et pourtant elles habitent chacun de nos disques durs et pour longtemps » ; « choc violent, incompréhension, tristesse, révolte : les sentiments et les émotions se succèdent et n’arrivent pas à se poser » ; « il est certain que nous penserons à lui chaque fois que nous utiliserons l’indispensable outil qu’il a créé pour nous, c’est-à-dire très souvent ! …

Et oui, « c’est un peu court jeune homme, on pouvait dire, mon Dieu, bien des choses en somme …» S’il te plait Alain, on aimerait que tu nous donnes un petit jeu de mots rigolo pour pouvoir sourire de la plus mauvaise blague que tu nous ais faite !
Accueil du site des Plaideurs du CPU (1)[1]

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