13 millions d’enfants non scolarisés…

© UNICEF/NYHQ2014-1771/El Baba

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13 millions d’enfants non scolarisés à cause des conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
D’après un rapport de l’UNICEF publié récemment, l’intensification des conflits et les troubles politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord empêchent plus de 13 millions d’enfants de se rendre à l’école.

Le rapport, intitulé « Education Under Fire » traite de l’impact de la violence sur les écoliers et sur le système éducatif dans les pays qui ont été, directement ou indirectement, touchés par la violence.
Les attaques à l’encontre des écoles et des infrastructures scolaires (parfois intentionnelles) sont l’une des raisons majeures de l’absentéisme scolaire. Rien qu’en Syrie, en Iraq, au Yémen et en Lybie, près de 9 000 écoles sont hors d’usage parce qu’elles ont été endommagées ou détruites ou sont utilisées comme abris pour les populations déplacées ou sont sous le contrôle des acteurs du conflit.
C’est aussi un sentiment de peur qui pousse des milliers d’enseignants à abandonner leur poste et des parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école à cause de ce qui pourrait arriver sur le chemin de l’école… ou même à l’école.
En Jordanie, au Liban et en Turquie, plus de 700 000 enfants réfugiés syriens ne peuvent pas aller à l’école car les institutions scolaires sont surchargées et ne peuvent pas gérer le nombre grandissant d’écoliers.

« Tous les enfants de la région ressentent les effets destructeurs du conflit, explique Peter Salama, le directeur régional pour l’UNICEF au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ce ne sont pas seulement les dégâts matériels survenus dans les écoles, c’est surtout le désespoir ressenti par une génération d’écoliers qui voit ses espoirs et son avenir brisés en mille morceaux ».

nolostgeneration1L’Initiative « No Lost Generation », lancée par l’UNICEF et ses partenaires en 2013 dans le but de galvaniser davantage le soutien international en faveur de l’éducation et des besoins de protection des enfants touchés par la crise en Syrie, mérite plus de soutien, indique le rapport. En effet, le financement et l’investissement dans les situations d’urgence reste faible. En 2013 moins de 2% de l’aide globale d’urgence a servi à l’éducation. L’UNICEF cherche environ 300 millions de dollars pour financer son travail sur l’éducation d’urgence en 2015 dans la région du moyen orient et de l’Afrique du Nord.
Cette initiative qui met l’éducation et l’enfant au centre de la réponse humanitaire. A cependant permis d’obtenir des résultats probants :
En Syrie, 600 écoles où les enfants peuvent rattraper les cours qu’ils ont manqués ont été créées.
En Jordanie, l’aide a permis d’augmenter le nombre d’élèves inscrits dans l’éducation formelle et informelle.
Au Liban, le gouvernement et ses partenaires se sont engagés à éduquer environ 413 000 enfants Syriens et Libanais vulnérables, chaque année pendant deux ans.
En Syrie, l’UNICEF, l’UNRWA et leurs partenaires locaux ont développé un programme d’apprentissage personnel adapté et que les enfants déscolarisés peuvent utiliser chez eux ou dans des centres locaux. Des programmes semblables ont été utilisés en Irak dans les camps abritant des familles déplacées
Dans les états les plus pauvres du Soudan, une éducation accélérée est pilotée dans les villages isolés utilisant des programmes contenus dans des tablettes bon marché à énergie solaire.

L’UNICEF et ses partenaires appellent la communauté internationale, les gouvernements d’accueil, les décideurs politiques, le secteur privé à réduire le nombre d’enfants non scolarisés grâce à l’élargissement des services éducatifs informels, notamment pour les enfants vulnérables

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