Paris s’engage pour les enfants migrants

Paris mobilisée

Paris mobilisée pour les réfugiés ! Bienvenue à Paris !
L’UNICEF a été convié à la grande réunion de mobilisation en faveur de l’accueil des réfugiés, organisée par la Maire de Paris, Anne Hidalgo, jeudi 10 septembre à l’Hôtel de Ville.
Un rassemblement impressionnant d’associations, d’élus, de représentants de l’état, d’acteurs institutionnels, tous concernés par les paroles fortes de la Maire et de son adjointe Dominique Versini autour de l’accueil certes mais surtout de l’inclusion des réfugiés. Pour que Paris soit une ville Monde, une ville Refuge !
Madame la Maire a insisté sur la nécessaire collaboration de tous les acteurs présents mais aussi des parisiens, la Ville prévoyant de mettre en relation les parisiens et les réfugiés au travers de la plateforme « je m’engage ».

Depuis Juin 2015 :
. 21 centres d’hébergement ont été mobilisés à Paris et en Ile de France
. 6 opérations de mise à l’abri de réfugiés ont été réalisées
. 1450 réfugiés au total ont été pris en charge par Paris.

© UNICEF/NYHQ2015-2071/Georgiev

© UNICEF/NYHQ2015-2071/Georgiev

Un point sur la situation internationale :
Des images déchirantes d’enfants noyés ou mourant à l’arrière de camions ont fait le tour du monde. Mais au-delà du choc provoqué par ces images, il faut agir.
C’est le sens de la déclaration récente d’Anthony Lake, directeur exécutif de l’UNICEF. Il rappelle que ces enfants n’ont pas choisi de vivre ce calvaire et qu’ils ont droit à la protection. Il rappelle aussi que les débats sur les politiques migratoires se poursuivent en Europe, mais que nous ne devons jamais perdre de vue la dimension profondément humaine de la crise, ni perdre de vue l’échelle de ce drame. Au moins un quart des personnes cherchant refuge en Europe sont des enfants. Pendant les 6 premiers mois de l’année 2015, 106 000 enfants ont demandé l’asile en Europe. Et nous ne devrions jamais oublier ce qu’il y a derrière l’histoire de chacune de ces familles cherchant asile en Europe : de terribles conflits, comme par exemple celui en Syrie, qui a déjà forcé 2 millions d’enfants à fuir leur pays. Seule la fin de ces conflits pourra mettre un terme à leur tragédie.
Anthony Lake exhorte l’Europe à :

1- Protéger ces enfants en leur permettant l’accès aux services essentiels à toutes les étapes de leur exil (soins, nourriture, soutien psychologique, et éducation) ainsi que l’accès à des abris adaptés qui permettent aux familles de rester ensemble.
2- Déployer des personnels spécialisés dans l’enfance et en nombre suffisant pour soutenir les enfants et leur famille.;
3- Poursuivre les opérations de recherche et de sauvetage –non seulement en mer, mais aussi sur terre- et faire le maximum pour prévenir tout abus et exploitation à l’encontre des enfants réfugiés et migrants.;
4- Faire de l’intérêt supérieur de l’enfant une priorité dans toutes les décisions concernant ces enfants, notamment dans les cas de demandes d’asile.

L’UNICEF a déjà mis en place un espace adapté aux enfants, près de la ville de Gevgelija, à la frontière grecque, afin d’apporter l’aide nécessaire aux femmes et enfants qui transitent par l’ex-République Yougoslave de Macédoine.
Ce dispositif, équipé par l’UNICEF en matériel ludo-éducatif, peut accueillir jusqu’à 50 enfants en même temps. Il est destiné à leur procurer un lieu sûr pour se reposer et jouer pendant que leurs familles effectuent les procédures d’enregistrement. De plus, l’équipe mobile identifie les enfants nécessitant une prise en charge ou une protection particulière.

L’UNICEF exhorte les autorités à reconnaître et à traiter chaque enfant migrant, peu importe son statut, sa confession ou son origine, comme des enfants détenteurs de droits, tel que le stipule La Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant.
Rappelons que L’UNICEF a récemment soumis un plan en 10 points à l’Union Européenne dans l’intérêt des enfants migrants ou réfugiés. Nous avons rendu compte de ce plan en Juin dernier.

Et n’oublions jamais qu’un enfant réfugié est avant tout un enfant et que l’UNICEF a pour mission d’interpeller les pouvoirs publics pour qu’il bénéficie de ses droits fondamentaux (protection, santé, éducation …) !
https://www.unicef.fr/

13 millions d’enfants non scolarisés…

© UNICEF/NYHQ2014-1771/El Baba

© UNICEF/NYHQ2014-1771/El Baba

13 millions d’enfants non scolarisés à cause des conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
D’après un rapport de l’UNICEF publié récemment, l’intensification des conflits et les troubles politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord empêchent plus de 13 millions d’enfants de se rendre à l’école.

Le rapport, intitulé « Education Under Fire » traite de l’impact de la violence sur les écoliers et sur le système éducatif dans les pays qui ont été, directement ou indirectement, touchés par la violence.
Les attaques à l’encontre des écoles et des infrastructures scolaires (parfois intentionnelles) sont l’une des raisons majeures de l’absentéisme scolaire. Rien qu’en Syrie, en Iraq, au Yémen et en Lybie, près de 9 000 écoles sont hors d’usage parce qu’elles ont été endommagées ou détruites ou sont utilisées comme abris pour les populations déplacées ou sont sous le contrôle des acteurs du conflit.
C’est aussi un sentiment de peur qui pousse des milliers d’enseignants à abandonner leur poste et des parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école à cause de ce qui pourrait arriver sur le chemin de l’école… ou même à l’école.
En Jordanie, au Liban et en Turquie, plus de 700 000 enfants réfugiés syriens ne peuvent pas aller à l’école car les institutions scolaires sont surchargées et ne peuvent pas gérer le nombre grandissant d’écoliers.

« Tous les enfants de la région ressentent les effets destructeurs du conflit, explique Peter Salama, le directeur régional pour l’UNICEF au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ce ne sont pas seulement les dégâts matériels survenus dans les écoles, c’est surtout le désespoir ressenti par une génération d’écoliers qui voit ses espoirs et son avenir brisés en mille morceaux ».

nolostgeneration1L’Initiative « No Lost Generation », lancée par l’UNICEF et ses partenaires en 2013 dans le but de galvaniser davantage le soutien international en faveur de l’éducation et des besoins de protection des enfants touchés par la crise en Syrie, mérite plus de soutien, indique le rapport. En effet, le financement et l’investissement dans les situations d’urgence reste faible. En 2013 moins de 2% de l’aide globale d’urgence a servi à l’éducation. L’UNICEF cherche environ 300 millions de dollars pour financer son travail sur l’éducation d’urgence en 2015 dans la région du moyen orient et de l’Afrique du Nord.
Cette initiative qui met l’éducation et l’enfant au centre de la réponse humanitaire. A cependant permis d’obtenir des résultats probants :
En Syrie, 600 écoles où les enfants peuvent rattraper les cours qu’ils ont manqués ont été créées.
En Jordanie, l’aide a permis d’augmenter le nombre d’élèves inscrits dans l’éducation formelle et informelle.
Au Liban, le gouvernement et ses partenaires se sont engagés à éduquer environ 413 000 enfants Syriens et Libanais vulnérables, chaque année pendant deux ans.
En Syrie, l’UNICEF, l’UNRWA et leurs partenaires locaux ont développé un programme d’apprentissage personnel adapté et que les enfants déscolarisés peuvent utiliser chez eux ou dans des centres locaux. Des programmes semblables ont été utilisés en Irak dans les camps abritant des familles déplacées
Dans les états les plus pauvres du Soudan, une éducation accélérée est pilotée dans les villages isolés utilisant des programmes contenus dans des tablettes bon marché à énergie solaire.

L’UNICEF et ses partenaires appellent la communauté internationale, les gouvernements d’accueil, les décideurs politiques, le secteur privé à réduire le nombre d’enfants non scolarisés grâce à l’élargissement des services éducatifs informels, notamment pour les enfants vulnérables

L’UNICEF se mobilise pour les enfants migrants

Alors que l’Union Européenne peine à trouver un accord sur l’immigration, il faut rappeler qu’UNICEF a demandé avec insistance que les droits et le bien-être des enfants migrants soient au cœur de la politique d’immigration européenne et que dans cette démarche l’Union Européenne soit guidée par les valeurs qui lui sont chères.

Le nombre de personnes qui ont péri cette année en Méditerranée est 50 fois plus élevé que l’année dernière. Ce sont les enfants qui migrent seuls sans parents ou adulte responsable qui courent les plus grands risques. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, l’an dernier, sur 170 000 migrants arrivant par bateau en Italie en provenance de Lybie, 13 000 étaient des enfants non accompagnés. Les enfants qui participent à ces voyages sont exposés aux sévices, à l’exploitation et peut-être à la mort. S’ils survivent, ils se retrouvent souvent dans des situations dangereuses ou inadaptées et peuvent même être traités comme des criminels. Ceci est en violation de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
L’UNICEF estime que les discussions sur l’immigration sont l’occasion de renforcer la protection des enfants, ainsi qu’il est proposé dans les Directives de l’Union Européenne sur la « coordination et la coopération dans les systèmes intégrés de protection de l’enfant ».

© UNHCR/A. D’Amato

© UNHCR/A. D’Amato

L’UNICEF a donc demandé instamment à l’Union européenne de suivre un plan de protection des enfants migrants qui comporte 10 points :

  1. Reconnaître et traiter tous les enfants migrants comme des enfants qui jouissent des droits énoncés par la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.
  2. Appliquer les lois et les politiques existantes afin de protéger les droits des enfants touchés par les migrations par l’application de la directive de l’UE contre la traite, en privilégiant la prévention, la réduction de la demande et la poursuite en justice de tous ceux qui exploitent et maltraitent les enfants.
  3. La Convention Internationale des Droits de l’Enfant doit être toujours respectée et particulièrement lors des décisions sur la protection internationale, sur l’accord ou le refus des demandes de séjour ainsi que sur les transferts ou les retours.
  4. Protéger les enfants migrants, en renforçant les systèmes de protection de l’enfant au niveau national et en prenant des mesures à l’échelle européenne pour améliorer les normes de protection suivant ainsi les directives de la Commission Européenne sur « les systèmes intégrés de protection de l’enfant ».
  5. Ne pas placer les enfants dans des centres de détention et ne pas les séparer de leur famille.
  6. Respecter le droit maritime international et les coutumes anciennes pour sauver et protéger les vies lors des opérations de recherche et de sauvetage en mer.
  7. Les enfants et les femmes enceintes doivent bénéficier d’une attention et de soins particuliers pendant et après les opérations de recherche et de sauvetage,.
  8. Tous les enfants – quel que soit leur propre statut juridique ou celui de leurs parents – doivent avoir un accès équitable à une éducation de qualité, à des soins de santé, y compris de santé mentale, à la protection sociale et à la justice.
  9. Tous les enfants doivent bénéficier d’une protection égale sans aucune discrimination fondée sur leur nationalité, leur statut en matière de résidence ou de migration.
  10. Il faut investir pour trouver une solution aux causes profondes qui incitent les gens à fuir leurs foyers en particulier l’intervention d’urgence et le développement.

Yoka Brandt, Directeur Exécutif Adjoint de l’UNICEF a déclaré que cette tragédie qui affecte les enfants migrants va au-delà des rives de la mer Méditerranée. Où que soient ces enfants, en transit, sur les mers, ou sur les rivages de l’Europe et d’autres pays, ils ont le droit d’être protégés et soignés. Comme la migration augmente, l’Union Européenne doit saisir cette occasion pour appliquer ses lois et affirmer ses valeurs afin d’être un exemple pour le monde entier en termes de protection des droits des enfants et des familles de migrants.

L’école malgré Ebola

En Sierra Leone, environ 1.8 millions d’enfants se préparent à retourner à l’école après un arrêt de huit mois dû à l’épidémie d’Ebola. Avec 9 cas confirmés pour la semaine qui s’est achevée le 5 avril, contre 25 la précédente (le plus bas niveau depuis 11 mois), le pays  est sur la bonne voie, a déclaré l’Organisation Mondiale de la Santé dans son dernier bilan hebdomadaire publié le 8 avril.
En vue de cette rentrée exceptionnelle, l’UNICEF a formé 9.000 enseignants à la prévention d’Ebola et fourni plus de 24.000 dispositifs de lavage des mains, soit une moyenne de trois pour chacun des quelque 8.000 établissements scolaires de la république de Sierra Leone. Le gouvernement, l’UNICEF et ses partenaires s’assurent que le lavage des mains et la vérification de la température corporelle sont bien mis en œuvre dans chaque école.
Roeland Monasch, le représentant de l’UNICEF en Sierra Leone se réjouit de ce retour à l’école de tous les enfants, même ceux qui qui n’étaient pas scolarisés avant l’épidémie, ce qui représente un début de normalisation de la vie dans le pays. Cependant, la vigilance doit être maintenue dans le combat contre la maladie, jusqu’à ce que l’épidémie soit complètement jugulée.

© UNICEF/NYHQ2015-0763/Bindra

Des protocoles de sécurité similaires sont en place en Guinée et au Liberia où les écoles ont ré-ouvert respectivement en Janvier et en Février. En Guinée, plus de 1.3 millions d’enfants sont retournés à l’école tandis qu’au Libéria les données indiquent que 800 000 élèves sont à nouveau scolarisés. Ces chiffres continuent à augmenter au fur et à mesure que les écoles sont équipées pour répondre aux protocoles de sécurité sanitaire.
Le ministère de l’éducation nationale de la Sierra Leone pense que toutes les écoles (8000 environ) seront bientôt ouvertes et que les programmes de l’année 2014-2015 pourront être terminés.

Depuis octobre 2014, UNICEF a aussi apporté son aide au gouvernement de la Sierra Leone en émettant des programmes d’éducation par radio afin d’aider les enfants à continuer à apprendre pendant l’épidémie. Toujours dans ce but, 17 000 radios solaires ont été distribuées aux enfants les plus démunis.
L’aide d’UNICEF au gouvernement de la Sierra Leone pour le retour à l’école est financé généreusement par les Etats Unis, le Canada et les Comités Nationaux du Japon, des Emirats Arabes Unis et de plusieurs pays d’Europe.

Objectif : 100% d’enfants vaccinés

Objectif  100% d’enfants vaccinés

Dans le monde, un enfant sur cinq n’a toujours pas accès à la vaccination. Par conséquent, la poliomyélite n’est toujours pas éradiquée, le tétanos maternel et infantile frappe encore et la rougeole continue de tuer. Cette situation est d’autant plus inacceptable que la vaccination offre une protection efficace à peu de frais.

LUNICEF lance une campagne «100 % d’enfants vaccinés » dont l’objectif est de mobiliser aussi largement que possible pour que 100 % des enfants de la planète soient vaccinés d’ici à 2020. Cet objectif est réalisable avec le soutien de tous.
Pour atteindre cet objectif, l’UNICEF a besoin de 100 millions de dollars (dont la moitié serait consacré à éradiquer la polio).

Vaccination… quelques chiffres
La vaccination constitue l’un des investissements les plus efficaces et rentables de l’histoire en matière de santé. Chaque année, la vaccination permet d’éviter 2 à 3 millions de décès dus à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche et à la rougeole, maladies mortelles qui affectent les enfants dans certaines régions. Plus de 70 % des enfants non vaccinés vivent dans dix pays : la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, l’Inde, l’Indonésie, l’Irak, le Nigéria, le Pakistan, les Philippines, l’Ouganda et l’Afrique du Sud.
Depuis 2000, l’alliance GAVI, dont l’UNICEF est un partenaire fondateur, a soutenu la vaccination de 440 millions d’enfants dans les pays les plus pauvres du monde. Mais, la rougeole continue de tuer environ 330 enfants chaque jour, principalement en Afrique et en Asie. Si tous les enfants étaient immunisés par les vaccins existants, près de 25 millions de vies pourraient être sauvées d’ici à 2020 !

L’UNICEF et la vaccination
L’UNICEF apporte son soutien aux États – auxquels incombe la responsabilité des programmes de vaccination – pour cibler les enfants non vaccinés, et pour financer le coût des vaccins et organiser leur livraison. La stratégie de l’UNICEF baptisée « Atteindre chaque communauté » vise à concentrer les activités de vaccination et les ressources disponibles sur les communautés les plus vulnérables et les plus exclues, de façon à protéger tous les enfants contre les maladies que préviennent les vaccins, quels que soient les endroits où ils vivent.

Rappelons que l’UNICEF est le plus important acheteur de vaccins pour les enfants dans le monde. En faisant des projections sur la demande future et en encourageant la concurrence entre les compagnies pharmaceutiques avec lesquelles l’UNICEF travaille, des prix intéressants  et un approvisionnement continu en vaccins essentiels destinés aux enfants sont obtenus.
En 2013, la valeur des achats de vaccins effectués par l’UNICEF a atteint près de 1,3 milliards de dollars, ce qui représente 2,8 milliards de doses pour les enfants de 100 pays différents. Cependant, les vaccins doivent être conservés à basse température depuis leur site de fabrication jusqu’au lieu et au moment où ils sont administrés. L’UNICEF investit donc dans les infrastructures et la gestion de ses chaînes logistiques et de la chaîne du froid afin d’améliorer les conditions dans lesquelles les vaccins et d’autres produits sanitaires essentiels sont livrés. L’UNICEF aide aussi à mettre en place des équipements à énergie solaire, des technologies mobiles et des techniques biométriques afin de pouvoir livrer en toute sécurité les bons vaccins aux bons endroits et dans les délais requis.

Mobilisons-nous pour vacciner chaque enfant !
Au cours des prochains mois, l’UNICEF organisera des évènements autour de la campagne « Objectif 100% d’enfants vaccinés » et offrira ainsi à chacun l’opportunité de se mobiliser. Par exemple, rendez-vous à l’Energizer Night Run, course de nuit conviviale qui se déroulera le 4 juillet au Domaine National de Saint-Cloud. Accessible à tous, l’objectif n’est pas celui de la performance mais de l’engagement solidaire au profit de l’UNICEF et du programme objectif 100% d’enfants vaccinés. Par ailleurs, restez à l’affut de la prochaine exposition itinérante de l’UNICEF ainsi que des événements dans votre région !

Les Poupées Frimousse
Les « Frimousses du Monde » et les « Frimousses des Ecoles » sont des opérations soutenues par des centaines de personnes qui se mobilisent chaque année en faveur des enfants du monde, en créant des poupées de chiffon pour l’UNICEF France, toutes différentes mais toutes faites selon le même patron. Ces poupées sont adoptées en échange d’un don affecté à la vaccination. Depuis leur création, les opérations « Frimousses du Monde » et « Frimousses des Ecoles » ont permis la vaccination de plusieurs milliers d’enfants dans les pays en développement et méritent leur surnom de « poupées qui vaccinent les enfants 

Faites un don à l’UNICEF pour la vaccination !

Adoptez une poupée Frimousse !

Toujours plus d’enfants soldats

Des conflits toujours  plus brutaux exposent de plus en plus des enfants au risque de recrutement

A l’occasion de la Journée internationale contre l’utilisation d’enfants soldats, alors que les conflits partout dans le monde deviennent plus brutaux et redoublent d’intensité et de fréquence, les enfants sont de plus en plus vulnérables au recrutement et à l’utilisation par des groupes armés. L’UNICEF et Madame Leila Zerrougui,  représentante spéciale de l’ONU pour les enfants et les conflits armés reconnaissent que beaucoup de gouvernements ont progressé en affirmant qu’il n’y a pas de place pour les enfants dans leurs armées. Cependant le recrutement d’enfants soldats reste un énorme problème, en particulier au sein des groupes armés non gouvernementaux.
Sur les 59 groupes armés participant à des conflits identifiés par  Madame Leila Zerrougui comme ayant commis des violations graves contre les droits des enfants, 57 recrutent et utilisent des enfants soldats.

Sud Soudan – © UNICEF/NYHQ2015-0201/Rich

L’UNICEF et le Bureau de Madame Zerrougui demandent que l’on intervienne de toute urgence pour mettre fin à ces violations graves contre les enfants. Ces organismes exhortent les groupes armés impliqués dans des conflits à respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international.
« La libération de tous les enfants retenus par des groupes armés doit avoir lieu sans délai. Nous ne pouvons pas attendre la paix pour aider les enfants pris dans la tourmente de la guerre », a déclaré la Directrice Générale Adjointe de l’UNICEF. Elle a ajouté que nous devons garder les enfants loin des lignes de front, grâce à l’éducation et un soutien à l’économie. C’est absolument essentiel à l’avenir des pays.
Des dizaines de milliers de garçons et de filles sont associés aux forces et groupes armés dans des conflits qui déchirent une vingtaine de pays à travers le monde. Beaucoup ont été victimes ou témoins d’actes d’une brutalité inqualifiable, et même parfois ils ont été obligés d’y participer.
En Afghanistan, malgré les progrès réalisés pour mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants dans les forces de sécurité nationales, ils continuent à être recrutés par différents groupes comme les talibans par exemple. Dans les cas les plus extrêmes, des enfants ont été utilisés comme kamikazes ou pour fabriquer des armes et transporter des explosifs.
En République Centrafricaine, des garçons et des filles, certains âgés d’à peine 8 ans, ont été recrutés et utilisés par tous les acteurs du conflit pour prendre directement part aux violences inter-ethniques et religieuses.
En République Démocratique du Congo, les Nations Unies ont eu connaissance de nouveaux cas de recrutement d’enfants par des groupes armés opérant dans la partie orientale du pays. Les enfants, certains  âgés de 10 ans à peine, ont été recrutés et utilisés comme combattants, ou dans des rôles d’appui, comme porteurs ou cuisiniers. D’après plusieurs rapports, des filles ont été utilisées comme esclaves sexuelles.
En Irak et en Syrie, la prolifération de groupes armés ont exposé encore davantage les enfants au risque de recrutement. Des enfants ont été utilisés comme informateurs, ou pour patrouiller dans certains secteurs, ou pour occuper des postes de contrôle et surveiller des endroits stratégiques. Dans certains cas, ils ont été utilisés comme kamikazes ou obligés de procéder à des exécutions.
Tout récemment, la libération progressive d’environ 3 000 enfants, retenus par la faction Cobra de  l’Armée Démocratique du Soudan du Sud (SSDA), a commencé. Plus de 500 enfants ont été libérés dernièrement et reçoivent une aide au retour à la vie civile. D’autres libérations sont attendues dans un futur proche.
L’UNICEF travaille avec ses partenaires pour aider les enfants ainsi libérés. Il s’agit entre autres de les réunir avec leur famille et de leur fournir des soins médicaux et un soutien psychologique ainsi que l’accès à l’éducation.

Rappel : La Journée internationale contre l’utilisation d’enfants soldats a été organisée a l’origine en 2012 lorsque le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés est entré en vigueur. Ce protocole a été adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies en mai 2000 et a été ratifié par 159 États au cours des 10 ans qui ont suivi.

Initiative #ENDviolence

Le 31 juillet 2013, l’UNICEF lançait l’intiative #ENDviolence pour mener une action collective visant à mettre fin à la violence contre les enfants. Cette initiative s’efforce d’abord de faire prendre conscience du problème, première étape d’un changement des mentalités, des comportements et des politiques. 70 pays de toutes les régions du monde se sont officiellement joints à l’initiative #ENDviolence, afin de  renforcer les efforts accomplis pour identifier, surveiller et signaler les cas de violence contre les enfants sous toutes leurs formes.
POURQUOI?
La violence envers les enfants est partout. Elle est dissimulée. Elle est invisible, on a donc tendance à l’oublier. Mais cette violence à l’encontre des enfants serait évitable s’il existait une véritable volonté pour affirmer qu’elle n’est pas acceptable. Il faut rendre  visible l’invisible. Tous les enfants ont le droit d’être protégés contre la violence, l’exploitation et les sévices. Malgré cela, des millions d’enfants à travers le monde souffrent de ces maux quel que soit leur âge, leur milieu socio-économique, leur religion ou leur culture. 
Violence, exploitation et sévices sont souvent le fait de quelqu’un proche de l’enfant : parents, famille, enseignants, employeurs, autorités policières, autres enfants… sont tous d’éventuels responsables. Ces violences peuvent avoir lieu à la maison, en famille, à l’école, dans les communautés, quel que soit le contexte, y compris les situations résultant de conflits et de catastrophes naturelles. 
Les violences envers les enfants prennent de nombreuses formes : violence armée,   traite des êtres humains, travail des enfants,  brimades, intimidation par l’Internet,  violences imposées par des gangs….A toutes ces formes de violence s’ajoutent tous les sévices sexuels (exploitation sexuelle, mutilations génitales féminines, mariage précoce etc…)

En amont de la Journée Internationale des Droits des Femmes (8 mars), l’association « Mémoire Traumatique et Victimologie », avec le soutien de l’UNICEF France, a publié une étude inédite : « Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte». Ce rapport rappelle que les femmes sont trop souvent victimes de violences sexuelles dans le monde. 
1 214 personnes, dont 95% de femmes, ont répondu à cette enquête. Le constat est alarmant : en France, 1 femme sur 5 et 1 homme sur 14 déclarent avoir subi des violences sexuelles. Parmi ces victimes, 81% déclarent avoir subi les premières violences avant l’âge de 18 ans, 51% avant l’âge de 11 ans et, pire encore, 21% avant l’âge de 6 ans. Dans plus de la moitié des cas, l’agresseur était un membre de la famille.
Ces chiffres s’ajoutent à ceux dévoilés par l’UNICEF dans son rapport publié en septembre 2014 Cachée sous nos yeux, la plus importante collecte de données jamais effectuée sur la violence envers les enfants.
Les résultats figurants dans ce rapport sont alarmants : dans le monde, environ 120 millions de filles de moins de 20 ans (environ 1 sur 10) ont subi des rapports sexuels forcés et 30% des adolescentes mariées entre 15 et 19 ans (84 millions) ont été victimes de violences émotionnelles, physiques ou sexuelles perpétrées par leurs maris ou partenaires.

« La violence envers les enfants n’est pas inévitable, souligne Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. On peut la prévenir si nous refusons qu’elle reste dans l’ombre. Les faits contenus dans ce rapport nous obligent à agir, dans l’intérêt de chacun de ces enfants et pour renforcer les sociétés partout dans le monde ».

 Les actions menées par l’UNICEF et ses partenaires, en particulier dans le mouvement #ENDviolence, impliquent une responsabilité partagée et appelle chacun à l’action ! 

Innover pour l’équité : un ordinateur pour l’enseignement des réfugiés

Une nouvelle histoire d’innovation à l’UNICEF : un ordinateur simplifié permet aux réfugiés non scolarisés d’accéder à l’enseignement

Zeinab Al Jusuf a 11 ans, et a toujours été la 1ère de sa classe. Mais c’était avant, avant que n’éclate la guerre dans son pays natal, la République Arabe Syrienne.
Aujourd’hui elle est à Beyrouth, au Liban, où sa famille s’est réfugiée. Elle et ses frères et sœurs doivent se débrouiller avec des livres d’aventures pour étudier à la maison.

Plus de  3 années après le début de la crise syrienne, une grande partie des 3 millions d’enfants déplacés ne sont pas retournés à l’école. James Cranwell-Ward, spécialiste de l’innovation à l’UNICEF, a pensé que le Raspberry Pi pouvait apporter une solution aux problèmes de ces enfants.

Le Raspberry Pi est un nano-ordinateur monocarte  conçu par un créateur de jeux vidéo. Cet ordinateur, qui a la taille d’une carte de crédit, est destiné à encourager l’apprentissage de la programmation informatique. Il est fourni nu (carte mère seule, sans boîtier, alimentation, clavier, souris ou écran) dans l’objectif de diminuer les coûts et de permettre l’utilisation de matériel de récupération. Conçu à l’origine (2012) comme un ordinateur à bas coût (35$), James a travaillé pour l’UNICEF pour apporter des solutions innovantes aux enfants réfugiés au Liban. Il l’a complété d’un écran de tablette et un programme en arabe conçu par la start-up spécialisée dans l’enseignement en ligne (Khan Academy), et a ainsi obtenu un ordinateur qui peut être utilisé à la fois pour apprendre et pour jouer. Il permet une éducation ludique,  non traditionnelle, dans les régions où résident de nombreux enfants déplacés, notamment les camps de réfugiés et les centres communautaires.

En octobre, avec d’autres réfugiés âgés de 10 à 16 ans, dans une école non traditionnelle de Beyrouth, Zeinab a participé à son premier cours portant sur le Raspberry Pi. Actuellement, elle apprend le codage informatique, l’arithmétique élémentaire et les sciences, et elle a pu créer son premier jeu en utilisant  le langage de programmation de Pi.
James Cranwell-Ward espère pouvoir  bientôt développer le programme pilote pour offrir des leçons à plus de 30 000 réfugiés se trouvant au Liban et ailleurs.

Les enfants au centre du programme mondial

Alors que les dirigeants de secteurs très variés se réunissent à Davos, l’UNICEF présente un programme ambitieux et exhorte la communauté mondiale à donner la priorité aux enfants dans les nouveaux objectifs de développement durable.
« Le monde a accompli de remarquables progrès au cours des 15 dernières années, et pourtant des millions d’enfants restent marginalisés, a déclaré Mme Yoka Brandt, Directrice Générale Adjointe de l’UNICEF…Les décisions et les investissements que nous faisons aujourd’hui détermineront l’avenir de cette génération et des générations futures ».
Le « Programme pour chaque enfant » de l’UNICEF énonce sept priorités que les nouveaux objectifs de développement doivent absolument respecter.

© UNICEF/BANA2006-00397/Noorani

1. Mettre fin à la violence contre les enfants. Environ 1 milliard d’enfants de moins de 15 ans  subissent régulièrement des châtiments corporels et un quart des filles âgées de 15 à 19 ans sont victimes de violences physiques. Cette violence est souvent invisible, mais c’est un problème universel.  Les investissements dans la protection des enfants doivent être une priorité mondiale.
2. Placer l’élimination de la pauvreté des enfants au centre des efforts d’éradication de la pauvreté à l’échelle mondiale. La moitié des personnes de la planète qui vivent dans une pauvreté extrême (en dessous du seuil international de pauvreté de 1,25 dollar par jour) sont des enfants. La pauvreté dans .l’enfance est souvent la cause profonde de la pauvreté à l’âge adulte. Privés d’accès aux services de santé et d’hygiène ainsi qu’à  l’éducation, ces enfants restent coincés dans cet engrenage de pauvreté.
3. Mettre fin aux décès évitables d’enfants et de mères. En améliorant les systèmes de santé et en ciblant mieux les ressources qui permettront d’atteindre les enfants et les mères les plus vulnérables, on sauvera des vies, on renforcera  les familles et on soutiendra une croissance durable.
4. Accorder plus d’attention à l’adolescence, la deuxième décennie de vie. Les gains obtenus dans la petite enfance doivent être consolidés pendant l’adolescence. Par exemple, en investissant dans l’apprentissage des adolescents et en promouvant des modes de vie sains, on contribuera à protéger les adolescents contre les maladies et la violence, et à mieux les préparer à la vie adulte.
5. Tirer parti de la révolution actuelle du secteur des données pour soutenir les droits de chaque enfant. Des données crédibles et obtenues en temps opportun sont essentielles pour identifier les enfants dont les besoins sont les plus criants et pour élaborer des politiques ciblées destinées à améliorer leur vie. Cependant, les données doivent être étudiées afin de dépasser le simple examen des moyennes mondiales et nationales et de faire apparaître au grand jour les enfants qui sont laissés pour compte.
6. Améliorer les investissements en faveur de tous les enfants, surtout les plus vulnérables et marginalisés. Il est impératif d’allouer suffisamment de fonds aux secteurs de l’éducation, de la santé, de la protection sociale, ainsi que l’accès à l’eau et à l’assainissement pour obtenir des résultats durables. Mais il faut veiller à ce que  ces fonds parviennent jusqu’aux enfants et familles les plus démunis.
7. Briser le cycle de crises chroniques qui touchent les enfants. En 2014, 230 millions d’enfants vivaient dans des zones de conflit, et beaucoup d’autres ont été touchés par des catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme. La réponse mondiale aux crises humanitaires doit se concentrer non seulement sur les besoins urgents à court terme mais aussi sur l’aide à donner aux enfants et à leurs familles pour qu’ils résistent aux chocs afin de  briser le cycle des crises qu’ils endurent.

Pour éviter que les progrès remarquables réalisés pour les enfants au cours de ces 15 dernières années ne soient anéantis, pour que les nations en développement puissent prospérer, pour que les régions en crise puissent se stabiliser, la communauté internationale doit faire des enfants sa priorité absolue.

La Somalie ratifie la convention des droits de l’enfant

Le Président de la Somalie, Hassan Sheikh Mohamud, a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE) le 20 janvier 2015, faisant de la Somalie le 194ème État qui la ratifie.
Concrètement, cela signifie que le gouvernement  de ce pays a, dès à présent, un cadre d’action pour appliquer et promouvoir les droits des enfants Somaliens. Ils en ont grand besoin.
En effet, en Somalie, les enfants sont quotidiennement confrontés aux conflits, aux déplacements, à  la malnutrition et aux maladies.
Les taux de mortalité infantile et maternelle figurent parmi les plus élevés  du monde. Un enfant sur sept décède avant l’âge de cinq ans, généralement à la suite d’une maladie évitable.
Seul un enfant sur quatre va à l’école
et près de 800 enfants ont été recrutés par des groupes armés en 2014.

« En ratifiant la Convention internationale des droits de l’enfant, le gouvernement de Somalie s’investit dans le bien-être de ses enfants, et par conséquent, dans l’avenir de sa société », a affirmé Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF.
L’UNICEF, qui  travaille en Somalie depuis 1972, félicite la Somalie pour cette étape importante et se réjouit de soutenir les efforts du pays pour appliquer la Convention à chaque enfant.
Le processus de ratification ne sera achevé que lorsque le gouvernement de Somalie aura déposé les instruments de ratification au siège des Nations Unies à New York.
Deux pays, le Soudan du Sud et les États-Unis, doivent encore signer la Convention internationale des droits de l’enfant (1989).

IMAGINONS…

En cette période de Noël, il n’est pas interdit à UNICEF, de rêver à un monde plus humain.

Imaginons un monde où tous les enfants auraient une chance de s’épanouir, ou chaque enfant aurait un endroit décent pour dormir,  serait nourri correctement et  pourrait aller à l’école régulièrement. Un monde où les droits des enfants seraient respectés.
Entre 1990 et 2013, le nombre de morts évitables d’enfants de moins de 5 ans a été divisé par deux. En 2013, 123 pays ont réprimé toutes les formes de violence sexuelle envers les enfants.

Dorénavant, 89 % de la population mondiale a pu accéder à une source d’eau potable et 64 % à des installations sanitaires.
Imaginons un monde où toutes les capacités des enfants seraient reconnues et appréciées.
En 2014, UNICEF a continué à défendre les droits et le bien-être de millions d’enfants handicapés, qui sont souvent exclus des écoles et des autres opportunités offertes. UNICEF milite pour que ces enfants ne soient plus stigmatisés et pour qu’ils vivent leur vie d’enfant dans leur communauté.
Imaginons un monde où l’innovation et la justice aiderait à améliorer la vie de la plupart des enfants désavantagés.
En 2014, les Laboratoires d’innovation de l’UNICEF ont réuni des spécialistes qui ont  mis en lumière de nouvelles idées, de nouvelles technologies. Globalement, 14 laboratoires ont apporté des solutions possibles aux challenges les plus pressants.

Imaginons un monde où aucun enfant ne serait maltraité ou exploité.
En 2013, UNICEF a mis en place une campagne massive pour en finir avec la violence envers les enfants chez eux, à l’école ou dans leurs communautés. Le mouvement « ENDviolence Against Children » demande à chacun de s’élever contre la violence afin de rendre visible l’invisible.

Imaginons un monde où les familles ne seraient pas séparées par les conflits ou les désastres et où tous les enfants seraient réunis avec leurs familles quand il y a eu séparation.
En 2013, l’outil  “Rapid Family Tracing and Reunification” mis en place par IUNICEF utilise le téléphone mobile pour collecter, trier et partager les informations sur les enfants séparés de leur famille. Cette application a servi récemment pour réunir en Ouganda les enfants congolais réfugiés et leur famille et a permis de retrouver les enfants après le passage du typhon Haiyan sur les Philippines.
Imaginons un monde où l’éducation serait non seulement un droit mais aussi une priorité.
En 2014, des millions d’enfants ne sont pas allés à l’école ou n’ont pas terminé un cursus leur permettant un minimum de connaissances. UNICEF travaille pour que la scolarisation des enfants augmente, et en particulier celle des filles.
Imaginons un monde où chaque enfant compte et est compté.
L’enregistrement à la naissance est un droit fondamental et est aussi la clé pour pouvoir appliquer la Convention Internationale des Droits des Enfants. En 2013, UNICEF a codirigé une réunion au Pérou où plus de 60 membres des parlements de 17 pays de la région ont émis le vœu que l’enregistrement à la naissance soit universel, gratuit et libre d’accès dans leurs différents pays.
Imaginons un monde où la poliomyélite serait  éradiquée.
En 2013 UNICEF a pu répondre rapidement aux débuts d’épidémie. Dans les pays où le polio est toujours à l’état endémique (Afghanistan, Nigeria et Pakistan) UNICEF travaille à l’éradication.
En Syrie, UNICEF a pu fournir les vaccins pour vacciner 2.2 millions d’enfants dans le cadre de la campagne d’immunisation dans les pays du Moyen Orient.
En Inde, qui comptait la moitié des cas nouveaux recensés chaque année, pas  un seul nouveau cas n’a été recensé depuis janvier 2011.

En 2014, seuls 3 pays restaient touchés par l’épidémie.
Imaginons un monde où les filles ne subiraient ni violences ni mutilations traditionnelles.
Beaucoup de progrès ont été réalisés pour arrêter les mutilations génitales, mais des millions de filles risquent encore d’y être soumises.
En 2013, UNICEF a lancé  un rapport contenant une compilation de données et une analyse complètes. Changer les idées fausses, fortifier la législation, éduquer les filles, sont des outils importants pour en finir avec les mutilations sexuelles.
Imaginons un monde où les enfants Syriens n’endureraient pas les souffrances et les traumatismes apportés par une nouvelle année de conflits.
En 2014, UNICEF a aidé à procurer de l’eau, des sanitaires, des soins médicaux, des écoles aux enfants Syriens et leurs familles piégés sur les lignes de front ou forcés de fuir leurs maisons.
Anthony Lake, le directeur exécutif d’UNICEF,  a souligné que des millions d’enfants en Syrie et dans toute la région sont témoins de la disparition à la fois de leur passé et de leur avenir dans les décombres générés par ce conflit. Nous devons les secourir dans leur intérêt  et dans celui des générations futures.

Ces rêves sont aussi ceux des donateurs. En 2013, les revenus d’UNICEF ont été de 4.9 milliards de dollars en augmentation de 908 millions de dollars par rapport à 2012.

Malgré ces actions et ces résultats positifs, Anthony Lake a déclaré que 2014 a été une année dévastatrice pour des millions d’enfants : 15 millions d’enfants sont pris dans des conflits violents et 230 millions d’enfants vivent actuellement dans des pays et des zones touchés par des conflits armés.
Il est donc plus que jamais important de soutenir les actions de l’UNICEF grâce aux dons et à l’engagement des bénévoles. 

Pour terminer par une note d’optimisme et de solidarité, Imaginez le monde que les enfants créeront si nous réalisons ces rêves. Et….chantez « Imagine » avec John Lennon et vos chanteurs préférés !!!

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Journée du SIDA : 1er décembre

Plus d’un million d’infections par le VIH évitées.

Selon les données publiées par UNICEF à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le SIDA, on estime à 1.1 million le nombre d’enfants de moins de 15 ans qui ont échappé à l’infection par le HIV entre 2005 et 2013. Ce progrès important est le résultat de l’accès de millions de femmes enceintes contaminées par le virus aux services de la prévention de la transmission mère-enfant. Cela implique un traitement à vie qui réduit de façon importante la transmission du virus aux bébés et conserve la mère en vie. Anthony Lake, le directeur exécutif d’UNICEF, a déclaré que si on peut éviter 1.1 millions d’infections, on peut protéger tous les enfants, à condition atteindre chacun d’eux.
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Le déclin du nombre d’infections a été le plus important entre 2009 et 2013 dans 8 pays africains (Malawi, Ethiopie, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Mozambique, Afrique du Sud et Ghana), plus de 50 % d’infections nouvelles en moins dans chaque pays.
Cependant, le but de réduire les infections de 90 % chez les enfants entre 2009 et 2015 est toujours hors de portée. Dans les pays à faible ou moyen revenus, seulement 67 % de femmes enceintes infectées ont reçu un traitement en 2013.
Cette disparité dans l’accès au traitement ralentit le progrès. Parmi les personnes infectées par le HIV dans les pays à bas ou moyen revenus, les adultes reçoivent  plus souvent que les enfants le traitement antirétroviral. En 2013, 37 % des adultes âgés de 15 ans ou plus sont reçu le traitement contre seulement 23 % des enfants âgés de 0 à 14 ans.
La mortalité due au SIDA chez les adolescents est aussi un sujet d’inquiétude. Alors que tous les autres groupes d’âge ont bénéficié d’une diminution de 40 % de la mortalité due au SIDA entre 2005 et 20123, les adolescents (10 à 19 ans) sont le seul groupe d’âge chez lequel le nombre de morts liés au SIDA n’a pas diminué.

Innover pour l’équité

Pour que tous les enfants aient les mêmes chances de s’épanouir pleinement, l’innovation ne doit pas seulement profiter à ceux qui peuvent se l‘offrir le plus facilement ; elle doit aussi répondre aux besoins des plus démunis et promouvoir leurs droits.

Chaque mois, nous publierons une « histoire d’innovation », démontrant que ce principe d’innovation peut faire progresser l’égalité des chances pour tous les enfants.

Ouvrez vos oreilles ! Entendre distinctement grâce au soleil !

Taipiwa, 17 ans, enfant du Zimbabwé, comme beaucoup d’enfants du Zimbabwé, est malentendante. Elle avait des difficultés en classe, devait faire des efforts pour entendre le professeur et ne pouvait pas participer aux activités scolaires, tout simplement parce qu’elle n’avait pas les moyens de mettre de nouvelles piles dans les appareils de correction qui lui étaient fournés par le centre médical. Les enfants malentendants se sentent exclus de tout.

L’Oreille solaire résout tous ces problème . Imaginée par Tendekayi Katsiga, Fondateur de Deaftronics, société du Bostwana, un chargeur de piles qui fonctionne pendant 2 à 3 ans permet de recharger les piles auditives dans les régions qui n’ont pas l’électricité. Deaftronics a également créé une Oreille Solaire à faible coût qui comprend le chargeur, les batteries rechargeables et un appareil. 2000 appareils ont été distribuées au Zimbabwe pour le centre pour enfants sourds et Mercy Corps. AU total, 10 000 unités ont été distribuées dans toute l’Afrique.

Maintenant, Taipiwa, aime s’asseoir dehors et lire pendant qu’elle attend que son « Oreille » se charge !

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EBOLA : des milliers d’enfants orphelins

Le virus EBOLA représente un grave danger pour les enfants, mais pas toujours pour des raisons de contagion. En effet, l’épidémie a des conséquences très graves sur les services de santé qui sont souvent déjà fragiles dans les pays concernés. Ils sont même parfois interrompus, comme au Libéria. Ce qui veut dire que les enfants ne peuvent plus être traités ou vaccinés contre les maladies responsables de la majorité des décès d’enfants de moins de 5 ans, comme le paludisme, la pneumonie la diarrhée et la malnutrition.

De plus, en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, au moins 3700 enfants ont perdu un ou leurs deux parents depuis le début de l’épidémie de fièvre hémorragique due à Ebola en Afrique de l’Ouest.
C’est ce qui ressort des estimations préliminaires d’UNICEF. De nombreux enfants sont stigmatisés et rejetés par leur famille restante par peur de la contagion. Ces enfants ont un urgent besoin d’attention. En effet, les orphelins sont d’habitude recueillis par un membre de leur famille au sens large, mais dans certaines communautés, le peur d’Ebola est plus forte que les liens familiaux.  Ebola fait aussi peser une charge émotionnelle immense sur les enfants lorsque leurs parents doivent être isolés pour être soignés.

Lorsque des enfants ont perdu leurs parents en raison du virus, ils sont souvent stigmatisés et  livrés à eux-mêmes.
Quant à l’accès à l’éducation, il est lui aussi compromis : dans les régions affectées, les écoles sont fermées et la rentrée scolaire repoussée sine die.

La réponse d’UNICEF

Au Liberia, UNICEF aide le gouvernement à former 400 travailleurs sociaux et spécialistes de maladies mentales. UNICEF est aussi présent dans les régions les plus touchées pour aider à consolider les aides  apportées par les familles et les communautés aux enfants victimes d’Ebola et pour s’occuper de ceux qui ont été rejetés par leur communauté ou ceux dont la famille a été décimée par la maladie.

En Sierre Leone, au cours des 6 prochains mois, plus de 250 survivants (maintenant immunisés) seront formés pour s’occuper d’enfants mis en quarantaine dans les centres de traitement. Grâce à un maillage extensif dans tout le pays, l’UNICEF travaille aussi avec les autorités locales pour réunir les enfants avec leur famille et leur apporter une aide psychosociale.

En Guinée, L’UNICEF et ses partenaires apportent une aide psychologique et sociale à environ 60 000 enfants vulnérables et à leur famille.

En ce qui concerne le matériel, récemment, un avion-cargo a quitté Amsterdam pour la Sierra Leone emportant 100 tonnes de matériel médical. Des vols similaires sont prévus pour le Liberia et la Guinée, soutenus par le million d’euros donnés par la Commission Européenne d’aide humanitaire et le Département de Protection Civile. A ce jour, plus de 900 tonnes de matériel ont été transportés dans ces trois pays d’Afrique de l’ouest. C’est la plus grande opération effectuée pour ces pays touchés par Ebola. Le but d’UNICEF est de protéger ceux qui risquent leurs vies pour venir en aide aux malades, qu’ils soient personnels de santé ou membres des familles de malades.

D’après  Manuel Fontaine, directeur régional d’UNICEF pour l’Afrique centrale et de l’Ouest,  « Ebola transforme la réaction humaine qui consiste à réconforter un enfant malade, en une sentence possible de mort. La plus grande partie des enfants victimes d’Ebola sont encore laissés sans soins appropriés. Nous ne pouvons pas répondre à une crise de cette nature et de cette importance par des moyens ordinaires. Nous avons besoin de plus de courage plus de créativité et de beaucoup plus de moyens. Une étroite coordination entre UNICEF et ses partenaires est vitale pour faire parvenir l’aide à temps aux populations qui en ont besoin. »

L’UNICEF estime à 200 millions de dollars les besoins et n’a pour le moment réussi à réunir que 25 % de cette somme.

https://don.unicef.fr/b/mon-don