Un message depuis les étoiles de Thomas Pesquet, ambassadeur UNICEF FRANCE

Thomas Pesquet, astronaute français de l’ESA et actuellement à bord de la station spatiale internationale (ISS), n’oublie pas sa mission d’ambassadeur de l’UNICEF !

C’est depuis l’espace et en apesanteur qu’il nous fait parvenir son message sur l’importance de l’éducation des enfants et l’impact du réchauffement climatique sur leur avenir:

« Je veux attirer votre attention sur la nécessité de soutenir les enfants autour du monde. J’ai eu la chance d’avoir pu réaliser mon rêve de devenir astronaute, il est donc important pour moi que tous les enfants aient eux aussi accès à l’éducation et à l’encouragement nécessaires pour accomplir pleinement leur potentiel. Nous vivons une époque où le changement climatique met de plus en plus en danger leur avenir; il est donc plus important que jamais d’aider la génération future du mieux que nous le pouvons! »

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Merci à Thomas pour son engagement auprès des enfants!

2 nouveaux ambassadeurs de l’UNICEF France

 

pesquet1/ Le 17 novembre 2016, Thomas Pesquet, l’astronaute français de l’ESA, benjamin du corps européen des astronautes, a tenu à se servir de la mission « Proxima » pour attirer l’attention sur la détresse de nombreux enfants dans le monde et sur le travail de l’UNICEF  .

« Quand on va dans l’espace, tout d’un coup on aperçoit très clairement des régions et des pays dont on ignorait tout. C’est ici que vivent des millions d’enfants, principaux concernés par les enjeux climatiques. De fait de leur vulnérabilité, ils sont le plus gravement impactés par la multiplication des catastrophes naturelles induites par le changement climatique, provoquant des crises nutritionnelles, des migrations et des conflits de plus en plus nombreux, autour de ressources essentielles comme l’eau. Ces enfants ont besoin de notre soutien. Avec l’UNICEF, je voudrais aider à mettre la lumière sur eux et faire en sorte qu’ils reçoivent l’aide dont ils ont besoin », explique Thomas Pesquet.
« L’engagement de Thomas à cet égard représente une opportunité cruciale pour l’UNICEF et pour faire entendre la voix de ces milliers de victimes sans défense », s’enthousiasme Sébastien Lyon, Directeur général de l’UNICEF France.

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2/ Le
9 décembre 2016  L’UNICEF France annonçait la nomination de sa nouvelle ambassadrice, Laetitia Casta. Actrice, réalisatrice et mannequin de renom, Laetitia Casta s’engage aux côtés de l’UNICEF France et sera particulièrement engagée pour la défense des droits des enfants dans les conflits armés.
« Aujourd’hui c’est le moment pour moi de porter une voix, celle de tous ces enfants victimes de la guerre et qui manquent de tout – protection, eau potable, éducation… Je n’ai pas la prétention de pouvoir déplacer des montagnes, mais je veux contribuer à faire bouger les choses. »
Laetitia Casta a passé une semaine au Tchad en novembre avec les équipes de l’UNICEF, pour une première mission sur le terrain qui portait sur le conflit qui frappe la région du Lac Tchad.

 

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Plus d’informations concernant l’impact du dérèglement climatique sur les enfants: https://www.unicef.fr/dossier/climat-et-environnement

Lauren, des poupées Frimousses au Cambodge!

13936931_1803563963207236_651938908_nLauren Barland, jeune lycéenne de 15 ans, a passé deux semaines de stage en juin au sein du comité de Paris de l’UNICEF. Elle s’est beaucoup investie au sein du programme des Frimousses des écoles en participant aux ateliers, plaidoyers et animations périscolaires autour des droits des enfants et de leur identité.

carte identité + poupéeLauren est par la suite partie deux semaines dans une petite école au Cambodge avec l’association Evasoleil qui propose des colonies de vacances humanitaires aux 15-18 ans. Et elle nous a partagé sa formidable expérience!

« Je vous écris pour vous dire que je suis allée deux semaines au Cambodge en tant que volontaire dans une petite école rurale appelée Greenway School. Notre mission était d’enseigner aux enfants l’anglais – afin de leur offrir une ouverture sur le monde –  ainsi que les droits des enfants.

J’ai fait plein de jeux avec eux autour des droits de l’enfant. Une des volontaires avait eu l’idée d’emmener une poupée Frimousse faite par un enfant en France dans un centre de loisirs. Cette poupée, appelée Jordan Greenway (petit clin d’œil au nom de l’école), a apporté beaucoup de joie aux enfants. Elle avait également une carte d’identité, on a donc eu l’idée de faire un atelier avec les enfants où ils devaient, comme Jordan, faire leurs cartes d’identité. Les enfants ont adoré cet atelier, ils étaient tellement fiers de leurs cartes qu’ils les portaient autour du cou !

Les enfants ont également peint un arbre sur un des murs de l’école. lauren et arbre Ils ont utilisé les empreintes de leurs mains pour peindre les feuilles et ils ont écrit leurs droits dans les racines de l’arbre. Ils ont également réalisé leur propre arbre généalogique pour apprendre  le droit à la protection et à la famille tout en apprenant le vocabulaire de la famille en anglais.

 

Ils ont appris le droit à la santé avec des chansons, en apprenant à se laver les mains, et à se brosser les dents. Ils ont appris le droit à l’expression en dessinant, en jouant avec de la pâte à modeler, en peignant leur visage, en jouant de la musique, en dansant, en jouant au foot et au Frisbee.

arbre généalogiqueJe vous partage mon expérience car c’est aussi grâce à l’UNICEF que j’ai appris l’importance des droits des enfants et que j’ai pu trouver aussi facilement des idées d’ateliers. Je me suis beaucoup inspirée du programme « Poupées Frimousses » auquel j’ai participé pendant deux semaines. Je trouve également que la poupée Jordan était un lien magnifique entre les enfants français et les enfants cambodgiens. »

Félicitations à Lauren pour ce magnifique engagement auprès des enfants et merci à elle d’avoir partagé son expérience au Cambodge avec nous !

arbre ecole

Pour plus d’informations sur les colonies de vacances Evasoleil: http://www.colonie-evasoleil.com/

Le phénomène climatique El Niño menace 26,5 millions d’enfants en Afrique

El Niño est un terme utilisé pour décrire le réchauffement d’une partie du Pacifique qui se produit, en moyenne, tous les trois à sept ans. Dans une dizaine de pays du sud et de l’est de l’Afrique, des millions d’enfants sont exposés à la faim, au manque d’eau et au risque de maladie à cause du phénomène El Niño.

L’UNICEF a publié un rapport un rapport intitulé « Ce n’est pas fini : les conséquences d’El Nino pour les enfants » début juillet et a également réalisé une vidéo pour illustrer un cas de prise en charge de la malnutrition d’un enfant au Malawi suite au phénomène climatique.

Plus d’infos sur le site de l’UNICEF France 
El nino

Pour la fin des souffrances en Syrie

Organisations humanitaires et agences des Nations Unies ont appelé à la fin de la guerre en Syrie en donnant les grandes lignes de mesures immédiates et concrètes pour améliorer l’accès humanitaire et la distribution de l’aide pour ceux qui en ont besoin.

Photo_UNICEF_Appel pour la SyrieL’appel a été lancé il y a déjà trois ans, mais la guerre atteint bientôt sa sixième année de brutalités.  Les souffrances s’aggravent. Environ 13,5 millions de personnes en Syrie ont besoin d’une aide humanitaire.

Plus que jamais, le monde a besoin d’entendre une voix publique et collective exiger qu’un terme soit mis à ces atrocités.
Parce que ce conflit et ses conséquences nous touchent tous.

Toutes les bonnes volontés sont appelées à se mobiliser pour élever la voix et exhorter les parties au conflit à trouver un accord de cessez-le-feu et un chemin vers la paix.

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Fin de l’épidémie d’Ebola en Guinée

L’UNICEF salue la fin de l’épidémie d’Ebola en Guinée mais rappelle que des milliers d’enfants sont toujours vulnérables et ont besoin d’un soutien constant. En effet, plus de 22 000 enfants ont perdu un de leurs parents ou les deux, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone.

Photo_Fin-ebola-guinee-unicefL’UNICEF, qui est engagé dans la lutte contre l’épidémie depuis le début, fait aujourd’hui face à de nouveaux défis : renforcer les systèmes de santé impactés par l’épidémie, construire et réhabiliter les radios locales pour garantir la diffusion d’informations afin de sensibiliser une population exposée aux rumeurs et à la peur. 

L’UNICEF continue également d’assurer l’implication des communautés locales qui doivent être au cœur de toute intervention d’urgence afin de s’assurer que le virus ne se propagera plus. 

Malgré le soulagement, pour le docteur Ayoya, Représentant de l’UNICEF en Guinée, il y reste encore beaucoup à faire :

« Grâce au soutien généreux de nos donateurs, l’UNICEF et ses partenaires continueront à appuyer la reconstruction du système de santé. Le long chemin qu’il reste à parcourir nécessite un suivi fort et soutenu pour s’assurer que le virus Ebola ne trouvera plus de refuge en Guinée. »

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Plus de 16 millions d’enfants nés en zone de conflit en 2015

Le temps est à l’action : après les accords mondiaux, il est nécessaire de prendre acte de la situation. Plus de 16 millions de bébés sont nés dans des zones de conflit en 2015 – ce qui représente 1 naissance sur 8 dans le monde.

Image Video_enfants nes en zones de conflit_2015Les nouveau-nés et leurs mères sont exposés à de graves dangers dans de nombreuses zones de conflits : Afghanistan, République centrafricaine, Irak, Soudan du sud, Syrie, Yemen. Les femmes risquent d’accoucher dans des conditions insalubres et leurs enfants de mourir avant l’âge de 5 ans ou de vivre dans des conditions de stress extrême qui peuvent entraver durablement leur développement psychologique et cognitif.

Outre les conflits, la pauvreté, les effets du changement climatique et l’absence de perspectives rendent les enfants de plus en plus vulnérables et ont jeté sur les routes des millions de personnes, loin de leur foyer.

Pour  Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF :

« Si nous remédions aux raisons pour lesquelles tant de familles ressentent le besoin de se déraciner et de déraciner leurs enfants – en résolvant les conflits, en luttant contre le changement climatique, en élargissant les possibilités de chacun –nous pouvons faire de 2016 une année d’espoir pour des millions de personnes –et non une année de désespoir. »

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Journée mondiale de l’enfance : donner une chance aux enfants réfugiés

Près de 14 millions d’enfants et d’adolescents en Syrie, en Irak et en Afghanistan font face à la guerre, aux conflits et aux injustices chaque jour, qui alimentent la crise des réfugiés et migrants en Europe.

migrants_entrant_en_serbie_UNICEFLe nouveau rapport publié par l’UNICEF le 20 novembre montre que le monde reste profondément injuste pour les enfants les plus pauvres et les plus défavorisés, et ce malgré des avancées majeures depuis l’adoption de la Convention internationale des Droits de l’Enfant en 1989. Aujourd’hui en Europe, les enfants réfugiés et migrants sont parmi les plus défavorisé de tous.

C’est pour une réponse politique aux conflits dans leurs pays d’origine et une aide humanitaire dans la région que l’UNICEF appelle. Pour briser le cercle vicieux qui perpétue la pauvreté et les disparités, génération après génération, il est nécessaire d’investir des ressources auprès des plus démunis.

Le 20 novembre, l’UNICEF a lancé la campagne « Pour un monde juste », en partenariat avec de nombreux Ambassadeurs de bonne volonté qui se sont mobilisés pour aider à stimuler l’action en faveur des enfants les plus vulnérables.

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La lutte contre le paludisme est en marche !

image moustiquaire paludisme_2Le rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF sur le paludisme montre une baisse du nombre des nouveaux cas de 37 % en 15 ans, soit 5,9 millions d’enfants épargnés. Certaines régions comme le Caucase, l’Asie Centrale et Orientale sont hors de danger.

Cependant…

Malgré d’énormes progrès, le paludisme reste un problème de santé publique dans de nombreuses régions, surtout en Afrique subsaharienne, qui recense 80 % du total mondial des cas et 78 % des décès dus à cette maladie.

La lutte contre le paludisme nécessite un financement important auquel les gouvernements donateurs ont fortement contribué. Ainsi, depuis 2000, environ 1 milliard de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées. Les tests de diagnostic rapide, les combinaisons thérapeutiques sont aussi très efficaces, à condition que la pharmaco-résistance soit dépassée.

image moustiquaire paludisme_1

Prochain objectif : réduire de 90 % l’incidence et la mortalité dues au paludisme !

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Une aide pour les enfants syriens

L’accord signé récemment entre l’Union européenne et l’UNICEF en faveur de plus de 2 millions d’enfants, dont les vies ont été dévastées par le conflit syrien, a porté ses fruits.

Une subvention de 62 millions d’euros permettra un accès à l’éducation dans un environnement protecteur et stimulant.

Image école_SyrieC’est 7,6 millions d’enfants syriens qui ont besoin d’aide, le pays risquant de perdre une génération entière d’enfants. Cet investissement dans l’éducation contribuera à les sortir du désespoir.

 

L’ampleur de la crise est immense

En Syrie, 2,7 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Une école sur quatre ne peut plus être utilisée, 52 500 enseignants ont quitté leurs postes, et on estime à 700 millions de dollars la perte en infrastructures scolaires.

Des initiatives comme « Non à une génération perdue » élargissent les possibilités d’éducation par l’enseignement virtuel et l’auto-apprentissage pour des millions d’enfants extrêmement vulnérables.

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Paris s’engage pour les enfants migrants

Paris mobilisée

Paris mobilisée pour les réfugiés ! Bienvenue à Paris !
L’UNICEF a été convié à la grande réunion de mobilisation en faveur de l’accueil des réfugiés, organisée par la Maire de Paris, Anne Hidalgo, jeudi 10 septembre à l’Hôtel de Ville.
Un rassemblement impressionnant d’associations, d’élus, de représentants de l’état, d’acteurs institutionnels, tous concernés par les paroles fortes de la Maire et de son adjointe Dominique Versini autour de l’accueil certes mais surtout de l’inclusion des réfugiés. Pour que Paris soit une ville Monde, une ville Refuge !
Madame la Maire a insisté sur la nécessaire collaboration de tous les acteurs présents mais aussi des parisiens, la Ville prévoyant de mettre en relation les parisiens et les réfugiés au travers de la plateforme « je m’engage ».

Depuis Juin 2015 :
. 21 centres d’hébergement ont été mobilisés à Paris et en Ile de France
. 6 opérations de mise à l’abri de réfugiés ont été réalisées
. 1450 réfugiés au total ont été pris en charge par Paris.

© UNICEF/NYHQ2015-2071/Georgiev

© UNICEF/NYHQ2015-2071/Georgiev

Un point sur la situation internationale :
Des images déchirantes d’enfants noyés ou mourant à l’arrière de camions ont fait le tour du monde. Mais au-delà du choc provoqué par ces images, il faut agir.
C’est le sens de la déclaration récente d’Anthony Lake, directeur exécutif de l’UNICEF. Il rappelle que ces enfants n’ont pas choisi de vivre ce calvaire et qu’ils ont droit à la protection. Il rappelle aussi que les débats sur les politiques migratoires se poursuivent en Europe, mais que nous ne devons jamais perdre de vue la dimension profondément humaine de la crise, ni perdre de vue l’échelle de ce drame. Au moins un quart des personnes cherchant refuge en Europe sont des enfants. Pendant les 6 premiers mois de l’année 2015, 106 000 enfants ont demandé l’asile en Europe. Et nous ne devrions jamais oublier ce qu’il y a derrière l’histoire de chacune de ces familles cherchant asile en Europe : de terribles conflits, comme par exemple celui en Syrie, qui a déjà forcé 2 millions d’enfants à fuir leur pays. Seule la fin de ces conflits pourra mettre un terme à leur tragédie.
Anthony Lake exhorte l’Europe à :

1- Protéger ces enfants en leur permettant l’accès aux services essentiels à toutes les étapes de leur exil (soins, nourriture, soutien psychologique, et éducation) ainsi que l’accès à des abris adaptés qui permettent aux familles de rester ensemble.
2- Déployer des personnels spécialisés dans l’enfance et en nombre suffisant pour soutenir les enfants et leur famille.;
3- Poursuivre les opérations de recherche et de sauvetage –non seulement en mer, mais aussi sur terre- et faire le maximum pour prévenir tout abus et exploitation à l’encontre des enfants réfugiés et migrants.;
4- Faire de l’intérêt supérieur de l’enfant une priorité dans toutes les décisions concernant ces enfants, notamment dans les cas de demandes d’asile.

L’UNICEF a déjà mis en place un espace adapté aux enfants, près de la ville de Gevgelija, à la frontière grecque, afin d’apporter l’aide nécessaire aux femmes et enfants qui transitent par l’ex-République Yougoslave de Macédoine.
Ce dispositif, équipé par l’UNICEF en matériel ludo-éducatif, peut accueillir jusqu’à 50 enfants en même temps. Il est destiné à leur procurer un lieu sûr pour se reposer et jouer pendant que leurs familles effectuent les procédures d’enregistrement. De plus, l’équipe mobile identifie les enfants nécessitant une prise en charge ou une protection particulière.

L’UNICEF exhorte les autorités à reconnaître et à traiter chaque enfant migrant, peu importe son statut, sa confession ou son origine, comme des enfants détenteurs de droits, tel que le stipule La Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant.
Rappelons que L’UNICEF a récemment soumis un plan en 10 points à l’Union Européenne dans l’intérêt des enfants migrants ou réfugiés. Nous avons rendu compte de ce plan en Juin dernier.

Et n’oublions jamais qu’un enfant réfugié est avant tout un enfant et que l’UNICEF a pour mission d’interpeller les pouvoirs publics pour qu’il bénéficie de ses droits fondamentaux (protection, santé, éducation …) !
https://www.unicef.fr/

13 millions d’enfants non scolarisés…

© UNICEF/NYHQ2014-1771/El Baba

© UNICEF/NYHQ2014-1771/El Baba

13 millions d’enfants non scolarisés à cause des conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
D’après un rapport de l’UNICEF publié récemment, l’intensification des conflits et les troubles politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord empêchent plus de 13 millions d’enfants de se rendre à l’école.

Le rapport, intitulé « Education Under Fire » traite de l’impact de la violence sur les écoliers et sur le système éducatif dans les pays qui ont été, directement ou indirectement, touchés par la violence.
Les attaques à l’encontre des écoles et des infrastructures scolaires (parfois intentionnelles) sont l’une des raisons majeures de l’absentéisme scolaire. Rien qu’en Syrie, en Iraq, au Yémen et en Lybie, près de 9 000 écoles sont hors d’usage parce qu’elles ont été endommagées ou détruites ou sont utilisées comme abris pour les populations déplacées ou sont sous le contrôle des acteurs du conflit.
C’est aussi un sentiment de peur qui pousse des milliers d’enseignants à abandonner leur poste et des parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école à cause de ce qui pourrait arriver sur le chemin de l’école… ou même à l’école.
En Jordanie, au Liban et en Turquie, plus de 700 000 enfants réfugiés syriens ne peuvent pas aller à l’école car les institutions scolaires sont surchargées et ne peuvent pas gérer le nombre grandissant d’écoliers.

« Tous les enfants de la région ressentent les effets destructeurs du conflit, explique Peter Salama, le directeur régional pour l’UNICEF au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ce ne sont pas seulement les dégâts matériels survenus dans les écoles, c’est surtout le désespoir ressenti par une génération d’écoliers qui voit ses espoirs et son avenir brisés en mille morceaux ».

nolostgeneration1L’Initiative « No Lost Generation », lancée par l’UNICEF et ses partenaires en 2013 dans le but de galvaniser davantage le soutien international en faveur de l’éducation et des besoins de protection des enfants touchés par la crise en Syrie, mérite plus de soutien, indique le rapport. En effet, le financement et l’investissement dans les situations d’urgence reste faible. En 2013 moins de 2% de l’aide globale d’urgence a servi à l’éducation. L’UNICEF cherche environ 300 millions de dollars pour financer son travail sur l’éducation d’urgence en 2015 dans la région du moyen orient et de l’Afrique du Nord.
Cette initiative qui met l’éducation et l’enfant au centre de la réponse humanitaire. A cependant permis d’obtenir des résultats probants :
En Syrie, 600 écoles où les enfants peuvent rattraper les cours qu’ils ont manqués ont été créées.
En Jordanie, l’aide a permis d’augmenter le nombre d’élèves inscrits dans l’éducation formelle et informelle.
Au Liban, le gouvernement et ses partenaires se sont engagés à éduquer environ 413 000 enfants Syriens et Libanais vulnérables, chaque année pendant deux ans.
En Syrie, l’UNICEF, l’UNRWA et leurs partenaires locaux ont développé un programme d’apprentissage personnel adapté et que les enfants déscolarisés peuvent utiliser chez eux ou dans des centres locaux. Des programmes semblables ont été utilisés en Irak dans les camps abritant des familles déplacées
Dans les états les plus pauvres du Soudan, une éducation accélérée est pilotée dans les villages isolés utilisant des programmes contenus dans des tablettes bon marché à énergie solaire.

L’UNICEF et ses partenaires appellent la communauté internationale, les gouvernements d’accueil, les décideurs politiques, le secteur privé à réduire le nombre d’enfants non scolarisés grâce à l’élargissement des services éducatifs informels, notamment pour les enfants vulnérables

L’UNICEF se mobilise pour les enfants migrants

Alors que l’Union Européenne peine à trouver un accord sur l’immigration, il faut rappeler qu’UNICEF a demandé avec insistance que les droits et le bien-être des enfants migrants soient au cœur de la politique d’immigration européenne et que dans cette démarche l’Union Européenne soit guidée par les valeurs qui lui sont chères.

Le nombre de personnes qui ont péri cette année en Méditerranée est 50 fois plus élevé que l’année dernière. Ce sont les enfants qui migrent seuls sans parents ou adulte responsable qui courent les plus grands risques. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, l’an dernier, sur 170 000 migrants arrivant par bateau en Italie en provenance de Lybie, 13 000 étaient des enfants non accompagnés. Les enfants qui participent à ces voyages sont exposés aux sévices, à l’exploitation et peut-être à la mort. S’ils survivent, ils se retrouvent souvent dans des situations dangereuses ou inadaptées et peuvent même être traités comme des criminels. Ceci est en violation de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
L’UNICEF estime que les discussions sur l’immigration sont l’occasion de renforcer la protection des enfants, ainsi qu’il est proposé dans les Directives de l’Union Européenne sur la « coordination et la coopération dans les systèmes intégrés de protection de l’enfant ».

© UNHCR/A. D’Amato

© UNHCR/A. D’Amato

L’UNICEF a donc demandé instamment à l’Union européenne de suivre un plan de protection des enfants migrants qui comporte 10 points :

  1. Reconnaître et traiter tous les enfants migrants comme des enfants qui jouissent des droits énoncés par la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.
  2. Appliquer les lois et les politiques existantes afin de protéger les droits des enfants touchés par les migrations par l’application de la directive de l’UE contre la traite, en privilégiant la prévention, la réduction de la demande et la poursuite en justice de tous ceux qui exploitent et maltraitent les enfants.
  3. La Convention Internationale des Droits de l’Enfant doit être toujours respectée et particulièrement lors des décisions sur la protection internationale, sur l’accord ou le refus des demandes de séjour ainsi que sur les transferts ou les retours.
  4. Protéger les enfants migrants, en renforçant les systèmes de protection de l’enfant au niveau national et en prenant des mesures à l’échelle européenne pour améliorer les normes de protection suivant ainsi les directives de la Commission Européenne sur « les systèmes intégrés de protection de l’enfant ».
  5. Ne pas placer les enfants dans des centres de détention et ne pas les séparer de leur famille.
  6. Respecter le droit maritime international et les coutumes anciennes pour sauver et protéger les vies lors des opérations de recherche et de sauvetage en mer.
  7. Les enfants et les femmes enceintes doivent bénéficier d’une attention et de soins particuliers pendant et après les opérations de recherche et de sauvetage,.
  8. Tous les enfants – quel que soit leur propre statut juridique ou celui de leurs parents – doivent avoir un accès équitable à une éducation de qualité, à des soins de santé, y compris de santé mentale, à la protection sociale et à la justice.
  9. Tous les enfants doivent bénéficier d’une protection égale sans aucune discrimination fondée sur leur nationalité, leur statut en matière de résidence ou de migration.
  10. Il faut investir pour trouver une solution aux causes profondes qui incitent les gens à fuir leurs foyers en particulier l’intervention d’urgence et le développement.

Yoka Brandt, Directeur Exécutif Adjoint de l’UNICEF a déclaré que cette tragédie qui affecte les enfants migrants va au-delà des rives de la mer Méditerranée. Où que soient ces enfants, en transit, sur les mers, ou sur les rivages de l’Europe et d’autres pays, ils ont le droit d’être protégés et soignés. Comme la migration augmente, l’Union Européenne doit saisir cette occasion pour appliquer ses lois et affirmer ses valeurs afin d’être un exemple pour le monde entier en termes de protection des droits des enfants et des familles de migrants.